Le ciel est gris, l’air est froid, les mines s’assombrissent. Et oui, c’est le début de l’hiver. Alors que l’hiver s’installe, les rhumes et autres maux se postent en embuscade. Mais ce n’est pas une fatalité ! Découvrez avec nous la tradition des potagers de simples qui, depuis plus de 1500 ans, guérissent les tracas du quotidien grâce aux plantes. Voyons comment votre potager vous soigne, quelles plantes officinales conviennent pour passer l’hiver et comment les préparer…

Les jardins de simples, ces grands potagers qui soignent

L’homme de Neandertal aurait commencé à utiliser certaines plantes médicinales comme l’Achille, la centaurée ou encore la guimauve il y a plus de 100 000 ans. Ces plantes faciles à cultiver (c’est pour cette raison qu’on les appelle “simples”) possèdent de nombreuses propriétés intéressantes pour notre bien-être et contre les maux du quotidien. 

C’est au moyen-âge que les jardins de simples se répandent. Abbayes et monastères se couvrent à cette époque de variétés médicinales regroupées en fonction de leur utilisation en pharmacopée. Les moines bordaient ces espaces de buis ou plessis et les organisaient en carrés en ou en rectangle.

Détenteurs du savoir, les moines firent perdurer cette tradition jusqu’à l’apparition de l’industrie pharmaceutique lors de la révolution industrielle, qui mit progressivement l’utilisation des plantes au second plan.

Pour visiter des “jardins de simples” traditionnels, référez-vous à des sites tels que celui des jardins du prieuré d’Orsan.

 

Les plantes officinales de votre potager

Les vertus des plantes officinales varient selon les variétés. Leurs effets sont différents selon les individus, il est donc recommandé de se référer à l’avis d’un professionnel avant de les utiliser. Voici une liste de plantes médicinales faciles à cultiver dans votre potager, à domicile ou dans votre entreprise, dont les propriétés pourront réconforter certains de vos maux.

Stop au rhume

Pour prévenir et guérir le rhume : Lavande, Ronces, Sauge, Thym

Aide à la digestion

Pour faciliter et accélérer la digestion, pensez à ces variétés : Angélique, Anis, Camomille, Coriandre, Mélisse, Menthe, Persil, Romarin, Sauge, Thym, Verveine

Contre les maux de ventre

Pour calmer les spasmes douloureux responsables des maux de ventre ou de tête : Camomille, Mélisse, Menthe

Optimisme

Pour redonner des forces et de l’entrain : Basilic, Coriandre, Mélisse, Menthe, Sauge

Comment préparer votre tisanes

Voici quelques conseils pour vous permettre de vous préparer en toute sérénité.

La récolte des plantes médicinales dans votre potager qui soigne

  • Boutons et fleurs : Cueillez ces organes végétatifs au début de leur éclosion, avant qu’ils ne soient totalement ouverts. Les boutons de l’achillée millefeuille, par exemple, sont parfaits lorsqu’ils sont peu ouverts.
  • Feuilles: Récoltez les feuilles de préférence avant la floraison.
  • Racines: Déterrez ces organes souterrains à l’automne ou pendant le début du printemps. A cette période la plante conserve ses atouts et son énergie dans ses racines ou dans son bulbe. Au fil de la saison, cette énergie migre vers les feuilles, ensuite vers les fleurs, pour finir dans la graine. Les racines de pissenlit se récoltent idéalement au printemps ou à l’automne, mais elles peuvent être déterrées à tout moment pendant la saison de croissance.

Plante sèche ou plante fraiche ?

Rien n’est plus efficace en phytothérapie qu’une plante fraichement cueillie. C’est pourquoi on recommande de cultiver soi-même ces plantes et de constituer ainsi votre propre potager qui soigne. En pot, jardinière ou dans votre jardin, les “simples” se cultivent facilement. Vous pouvez même cultiver directement dans votre entreprise grâce au service des blobs.

Cependant, il est courant de sécher les plantes pour éviter les pénuries lorsque la saison ne permet plus de les cultiver. A noter que la concentration des principes actifs est plus forte dans les plantes séchées car elles sont déshydratées. Conservez-les à l’abri du soleil, de préférence dans des contenants hermétiques. 

Infusion, décoction ou macération ?

En fonction des plantes, il faut adapter le mode d’extraction des principes actifs. L’eau est un des moyens les plus couramment utilisés à cet effet. On distingue : 

  • L’infusion : verserez l’eau frémissante sur une quantité de plantes donnée. Puis laissez infuser “à couvert” afin de ralentir le refroidissement de l’eau. La chaleur de l’eau fait éclater les cellules végétales, ce qui permet de libérer une partie de ses huiles essentielles.
  • La décoction : Faire bouillir une plante dans de l’eau, puis la laisser infuser.
  • La macération : Mettre une plante dans un liquide froid.

Le miel et le citron, partenaires idéaux

C’est l’édulcorant idéal de vos tisanes pour plusieurs raisons : D’abord il les sucre, ce qui est très plaisant, compte tenu du goût parfois amère de certaines variétés. Ensuite le pouvoir sucrant du miel est bien supérieur à celui du sucre classique, ce qui permet d’en mettre deux fois moins. Enfin le miel dispose de vertus plaisantes comme d’éliminer les microbes, d’apaiser les maux de gorge ou encore d’apaiser les brûlures d’estomac.

Parfait pour faire le plein d’énergie, le citron, sa clique de vitamines C et son goût, accompagnent  parfaitement les tisanes. Pour un maximum d’énergie, pressez-le directement dans votre tasse.

Quelle eau ?

99% de votre tisane est composée d’eau. Assurez-vous qu’elle est de qualité, pure et adaptée aux plantes. Une bonne eau à tisane est pauvre en calcium ( = peu calcaire), pauvre en minéraux (Contrex, Vite et Hépar sont très minéralisées) et au pH neutre. 

On recommande la Volvic, la Mont Roucous, la Montcalm, la Volcania et bien sûr votre eau du robinet si elle répond aux critères cités précédemment.

 

Idées de recettes

Il existe une infinité de combinaisons de plantes envisageables pour composer la tisane de vos rêves. Voici quelques idées pour commencer les infusions en ce mois de décembre. 

  • Infusion de thym contre la toux : Pour une tasse, coupez quelques tiges de thym sur ses parties non ligneuses (partie verte non boisée). Versez de l’eau à 90°C et laissez infuser à couvert pendant 10 minutes. Ajoutez une cuillère à café de miel et quelques gouttes de citron pressé. Laissez refroidir puis dégustez !
  • Infusion de romarin contre les maux de tête : Pour une tasse, coupez une tige de romarin sur ses parties non ligneuses (partie verte non boisée). Versez de l’eau à 90°C et laissez infuser à couvert pendant 10 minutes. Comme pour le thym, ajoutez une cuillère à café de miel et quelques gouttes de citron pressé. 
 
 
Pour plus d’information, n’hésitez pas à contacter les blobs

Bonne dégustation !

 

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